À la recherche des maudits mots de Molière…

Bonjour à tous, tout d’abord quelques lignes pour me présenter, je m’appelle Nicolas, j’ai 25 ans et j’ai été sélectionné pour être assistant de langue à l’ I.E.S. de la Puebla avec ma collègue Stéphanie.

Or, il se trouve que pour cette année 2007/2008, l’I.E.S. inaugure aussi un projet d’enseignement bilingue. Ce projet en rejoint parfois d’autres, dans une perspective interdisciplinaire, comme l’introduction des nouvelles technologies de l’information avec la création d’un blog ou encore des projets d’élèves tels qu’un journal rédigé en français.Dès les premiers jours, face à cette structure complexe et dynamique et face aux explications parfois précipitées d’Ana notre aimable coordinatrice, les premiers doutes et interrogations ont éclos au plus profond de mon esprit.Qu’est-ce que le bilinguisme? Qu’est-ce qu’une langue ? Et quel peut-être l’intérêt d’en posséder deux ? 

C’est donc pour répondre à ces questions que j’ai décidé de rencontrer le professeur Sanzos (mais avec un « esse ») docteur ès langue et faits de langues.(Je vous livre ici le compte-rendu le plus fiable possible de ses réponses à mes questions, ce qui  nous permettra de tout savoir sur la langue en général et celle de Molière en particulier.)

 Nicolas : Mr le professeur pouvez-vous m’expliquer brièvement ce qu’est le bilinguisme ? 

Dr Sanzos (mais avec un « esse ») : Tout d’abord, il nous faut dire que le bilinguisme est un phénomène tout a fait incompréhensible si nous n’étudions pas les facteurs indispensables à son développement. La situation initiale est fondamentale dans l’analyse de ce phénomène, il serait incongru de parler de bilinguisme sans être préalablement confronté à une population naturellement monolinguiste. Cette situation naturelle doit être soumise à un stimulus perturbateur (évidemment un corps étranger) produit généralement par la proximité d’une frontière devenue perméable qui, déséquilibrant cette situation initiale génèrera le phénomène que nous étudions.Ce sont ces réflexions sur les origines qui sont les seules garanties d’une bonne compréhension du phénomène.Pour conclure je dirai que si le monolinguisme, comme la rougeole, est une maladie benine chez l’enfant et qui n’a heureusement jamais été mortelle, il est aujourd’hui de notoriété publique que nous disposons dans nos régions de centres et de traitements efficaces et agréables. Il est aussi important de souligner l’important travail de prévention qui se fait dans certains établissements tels que l’I .E.S. de la Puebla.  

 Nicolas : Et qu’est-ce qu’une langue ?           langue.jpg

Dr Sanzos (mais avec un « esse ») : C’est une question très intéressante… En effet, depuis quelques années, les grandes et nouvelles théories en la matière ont complètement renouvelé les conceptions de l’Homme sur sa propre langue ou celle des autres et ont enfin abouties à une définition subjective, non exhaustive et universelle que je vais essayer de vous résumer. Généralement rose et rappeuse, parfois verte ou baveuse, une langue est rarement fleurie. Elle est d’ailleurs plutôt molle et peu fertile et surtout presque toujours enjôleuse, cajoleuse, flatteuse ou solliciteuse, ce qui lui a valu parfois son surnom de « menteuse »… Mais malgrès ce qu’on pu affirmer certains extrémistes latinistes qui auraient mieux fait de tourner sept fois la leur dans leur bouche, une bonne langue n’est pas une langue morte !Au contraire rien ne vaut une bonne vielle langue vivante, première ou deuxième langue peu importe…, une langue bien pendue, une langue solide que puisse utiliser les enfants de moins de 36 mois sans avoir peur de l’avaler, une langue dont on soit fier, que l’on ait pas envie de garder au fond de sa poche mais bien au contraire de la tirer à tout le monde pour bien montrer qu’elle n’est ni fourchue ni en bois, que c’est une langue qui ne mâche pas ses mots… Une langue qui… Une langue c’est… C’est…Zut, Ze l’avais Zur le bout de la langue… 

Nicolas : (Je remercie le professeur pour cette démonstration ébouriffante qui c’est terminé avec un cheveu sur la langue et je pose ma dernière question.)Et à quoi cela sert-il de posséder deux langues ? 

Dr Sanzos (mais avec un « esse ») : AH !!! Mais vous vous moquez de moi jeune homme !!!Il est pourtant clair que posséder deux langues, un peu à la manière de nos deux yeux, nous sert à percevoir les distances ainsi que toutes les nuances et les perspectives de notre langage.  Vous êtes drôle vous, vous possédez naturellement deux yeux, deux mains et deux oreilles dont vous n’avez jamais remis en question la duplicité mais vous n’avez pas pensé aux avantages évident de posséder deux langues. Ha !! HA !! HA !!Réfléchissez la prochaine fois, voyons !!…

 Voila, je vous ai retranscris ici l’intégralité des propos du professeur Sanzos (mais avec un « esse »), véritable moulin à parole, dont j’espère vous que vous y avez compris quelque chose, parce que pour ma part j’avoue m’y perdre quelque peu.Quoiqu’il en soit,  nous ne manquerons pas de soumettre à notre professeur les prochaines interrogations que nous rencontrerons sur notre langue ou sur certains faits de langue. Celui-ci nous répondra régulièrement par le biais de sa chronique « Les maudits mots de Molière ».      

blog-moliere.jpg               moliere.jpg

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Una respuesta

  1. Ya que el nuestro es un blog bilingüe, habrá que descrifar las elucubraciones lingüísticas del Dr Sanzos con la ayuda de su colega y amiga la Doctora Gracia de la Sinhueso que en adelante nos atenderá en su crónica “Las palabras malditas de Cervantes”

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